Dans la religion chrétienne mais aussi dans beaucoup d’autres religions, on dit que chaque être humain possède une âme, prin-cipe spirituel qui quitte le corps et ne meurt pas.
 
 
 
               La foi chrétienne en la résurrec-tion est plus que la survivance de l’âme : toute la personne humaine participe à la résurrection. Cela transparait déjà dans les sacrements où la place du corps est reconnue.
 
 
             Nous croyons donc que ce qui est arrivé à Jésus - passage d’une vie vulnérable, fragile vers un corps glorieux, c’est-à-dire une vie en plénitude - nous arrivera aussi grâce à lui. Notre être sera associé à la gloire de Dieu dans sa globalité et son individualité, avec sa chair sensible et son âme qui est le principe d’unité de tout l’être vivant.
 
 
            Quand aura lieu notre résurrec-tion ? Aussitôt notre mort ou plus tard ? Tout ce qui fait partie d’après la mort nous échappe. L’espace et le temps ont disparu. Nos frères orthodoxes parlent d’entrée dans l’éternité où l’espace et le temps sont transformés.
 

 
 
D’après l’interview de Jean-Michel Maldamé,
théologien, dominicain,
membre de l’Académiepontificale des Sciences.